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SOCIETE : Pierre Kohler, «Chrétienté et politique font bon ménage»

[Venthône, 25 novembre 2007, texte et photos rke, extrait d'interview] - L'intrépide avocat jurassien quitte le Palais fédéral pour s'occuper de tâches ménagères et pour mieux gérer ses multiples sociétés. Une destinée basée sur une doctrine sociale pragmatique en fonction de l'église.
Après une législature, le bouillonnant Pierre Kohler vient de remiser sa tunique de conseiller national PDC. De conseiller de ville à Delémont à ministre de l'environnement et de l'équipement du canton du Jura, ce jeune avocat delémontain de 43 ans coule aujourd'hui (déjà) une retraite active en or. Rencontre exclusive dans son fief de vacances préféré, à Venthône, au-dessus de Sierre.

Quel bilan tirez-vous de votre activité politique?

Bilan très positif. Les plus belles années ont été celles que j'ai passées au gouvernement jurassien où j'ai pu réaliser des choses, faire avancer des projets : l'assainissement de la décharge chimique de Bonfol, la Transjuranne, le TGV Rhin-Rhône, les liaisons ferroviaires pour relier le Jura au réseau TGV (notamment Delle-Belfort), le Centre professionnel à Delémont et l'Ecole d'horlogerie et de microtechnique à Porrentruy.

Le Palais fédéralétait moins passionnant ?

Effectivement. Lors des quatre années que j'y ai passés, je me suis rendu compte qu'on parlait beaucoup, mais que les choses avançaient très peu. Ces derniers mois, j'ai trouvé que l'ambiance se dégradait fortement avec des extrémistes de gauche et de droite, qui, finalement, sont entrain de faire la pluie et le beau temps en Suisse. Ce qui pour moi est quand même très dommageable pour notre pays.

Qu'est-ce qui vous a vraiment fait arrêter la politique?

J'ai dû arrêter pour des raisons familiales. Ma femme a eu l'occasion de reprendre un poste à la direction de l'Ecole de culture générale comme directrice adjointe. Puis, au même moment, ma maman est décédée et comme elle gardait nos enfants, soit ma femme arrêtait de travailler, soit moi. Finalement, on a pris la décision ce serait moi qui resterait au foyer. Après vingt ans de politique, j'ai estimé qu'il était temps de faire un effort pour mon épouse.

N'était-ce pas aussi un prétexte pour fuir vos responsabilités politiques qui ont été écornées ces derniers temps?

Non, pas du tout. Si j'avais pu continuer normalement, je l'aurais fait. Contrairement à mon parti, le PDC, qui fait des grandes théories sur la famille, moi je les applique en pratique. (...)

- A lire prochainement dans la presse


© Top-News.ch le 28/11/2007 09:30:00


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