ESPACE : Herschel et Planck, un œil thurgovien dans le froid sidéral
Grâce à son savoir-faire de pointe en matière de mesure, l'entreprise thurgovienne Bau- mer peut se targuer de compter sur un instrument essentiel à la mission du télescope spatial Herschel. Lancé le 14 mai 2009 en même temps que son petit- frère Planck, cet observatoire astronomique envoie réguliè- rement des données dans le domaine de l'infrarouge lointain et submillimétrique (à partir de 80 μm). Le télescope est en effet doté d'un miroir primaire de 3,5 m de diamètre (contre 2,4 m pour le télescope spatial Hubble) et son but est d'en connaître davantage sur la naissance des étoiles et l'évolution des galaxies.
Voir un lapin sur la Lune
L'observatoire a ainsi été place sur le Point de Lagrange, à 1,5 million de km d'altitude, ce qui lui permet de voir l'univers froid dans des conditions de gravitation idéales : il tourne avec le Soleil et la Terre en permanence, dans la direction opposée à celle de la visée. « Dans l’espace, avec son frère le télescope Planck, c’est la première fois qu’Herschel embarque des détecteurs refroi- dis à une aussi basse tempé- rature, soit 0,1° Kelvin », nous confiait récemment Jean-Michel Lamarre, concepteur de l’un des deux instruments HIFI (High Frequency Instrument) et directeur du Laboratoire d’étude de rayonnement et la matière en astrophysique LERMA, à l’Observatoire de Paris. « Les détecteurs sont si sensibles qu’ils seraient capables, sur Terre, de repérer la chaleur dégagée par un lapin sur la Lune », compare Jean-Michel Lamarre. (...) - [Turgovie, 19 avril 2011. Texte : rke. Photo : esa]
- Article paru dans RTS 4/2011 : cliquez ici
© Top-News.ch le 08/05/2011 20:33:00