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EDITORIAL : adieu la Lune... entre amertume et espoir

[ Apollo 17: en jeep
sur la Lune
en décembre 1972 ]
[ Grimentz (VS), 2 février 2010, texte rke, photos NASA ] - La décision de président américain Barack Obama d’abandonner le retour de la NASA sur la Lune est à la fois amère et réjouissante.
Amère, car elle frappe de plein fouet des dizaines de milliers de personnes à Houston au Texas et à Cap Canaveral en Floride, qui, en plus de l’abandon de la navette seront au chômage. La nouvelle est réjouissante, car les Américains ouvrent davantage leurs portes aux sous-traitants privés pour envoyer des hommes vers la Station spatiale internationale ISS jusqu’en 2020, ce qui va permettre de booster un autre pan du secteur spatial qui, paradoxalement, va aussi régénérer de nouveaux jobs.
 
Dommage
[ Ares-Orion :
ce rêve-là, c'est fini ]
C’est quand même dommage. Obama aurait pu garder à la fois le programme lunaire et faire en même temps cette restructuration. Pourquoi? D’abord, parce qu'un retour sur notre satellite naturel coûte une paille par rapport aux sommes colossales englouties pour sauver… les banques. Ensuite, parce que ce secteur spatial est en lui-même un promoteur économique. Et puis, on ne pourra pas nous faire croire qu’il n’y a pas assez de fric ! Mille milliards de mille sabords, il y a autant deniers engloutis pour la guerre en Afghanistan, ce n’est pas les quelques tunes cosmiques qui vont peser lourd dans la balance, surtout lorsqu’on apprend aussi que l’administration Obama investit 700 millions de dollars rien que pour quelques appareils à rayons X pour sécuriser des aéroports.
 
L’occasion rêvée des Chinois …
[ Le module lunaire
Altaïr et Orion,
comme au bon vieux
temps d'Apollo : Adieu ! ]
L’ex-directeur de la NASA Michael Griffin a bien raison d'affirmer que les USA vont perdre leur leadership. Mais n’enterrons pas aussi vite la conquête lunaire. Les Chinois, qui ont déjà envoyé un homme sur orbite le 15 octobre 2003 puis ont réalisé une première sortie extravéhiculaire (EVA) dans le vide sidéral autour de notre bonne vieille palnète le 27 septembre 2008, ne vont pas se gêner de s’affirmer sur la Lune avant que les Américains y retournent, histoire de montrer leur suprématie, même si Barack Obama leur fait des yeux doux dans le domaine économique.
 
... et des Indiens
Les Indiens qui ont compris, eux, l’importante et les enjeux de la nouvelle conquête de l'espace. Ils ont envoyé avec succès une sonde lunaire Chandrayaan-1 le 22 octobre 2008 et l'"affaire" américaine va sûrement accélérer leurs ambitions lunaires. Et quand ils seront bien avancés, l’Amérique se réveillera à nouveau pour se rattraper, comme elle l’a fait dans les années cinquante-soixante avec le programme Apollo. Et cela donnera sûrement à l'administration US qui ne sera plus celle d'Obama, moins envie d’aller faire la guerre…
 
- Futura Sciences
- NASA


© Top-News.ch le 03/02/2010 22:52:00


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