TOP NEWS - agence de presse en ligne / reportages - relation médias


INFORMATIQUE EMBARQUEE : édito - audacieux Romands !

[Delémont, 19 août 2006, rke] -
Paradoxe des temps modernes. Dans notre pays heureusement toujours à la pointe, le marché de conception et fabrication de logiciels embarqués peine à se développer.
Mais il faut reconnaître que les contraintes de programmation sont coriacesdans ce domaine: espace mémoire et alimentation énergétique limitée, exécution des tâches en «temps réel», sécurité et sûreté de fonctionnement. Les exigences sont moins élevées pour mettre au point par exemple un banal programme de bases de données sur nos PC. Si l’utilisation d’un appareil électroménager, vidéo ou d’un téléphone portable devient de plus en plus aisée, la programmation du système d’exploitation «temps réel» qu’il a fallut utiliser (le plus souvent Ada, C++, LEON, Open Risc ou MIPS) est une toute autre affaire.

A force de devenirs toujours plus exigeants, les consommateurs ont en quelques sortes façonnés l’évolution des interfaces graphiques. En avance sur son temps, le bon vieux Mac a ouvert la voie de cette «simplification d’utilisation» de l’informatique et la génération PC a dû suivre le mouvement. Résultat: les ordinateurs personnels sont devenus tellement gourmands qu’ils ont engraissé les grands trusts. D’ailleurs, ce souk a été générateur d’emplois pour le bien être du simple quidam. Dans ce contexte, l’informatique embarquée a donc de bonnes raisons de se développer davantage encore, car cette technologie représente les prémices des futurs systèmes d’exploitation (OS).

Convergence

Grâce à l’essor fulgurant des Natels, l’informatique «embeded», s’est aussi pliée à une certaine forme d’interface graphique, laquelle nous est devenue familière. Avec la sortie des OS «Windows Mobile», versions raccourcies des XP, nos téléphones portables sont déjà des PC miniatures. A terme, ces deux sortes de systèmes d’exploitation figés dans nos ordinateurs personnels et nos portables, devront bien finir par converger, afin d’accroître davantage les applications populaires qu’ils supportent.

Néanmoins, il restera toujours du pain sur la planche pour répondre aux besoins des moyens embarqués professionnels. Surtout en matière de sécuré, comme par exemple dans l’aviation pour prévenir les attaques terroristes: cockpit sécurisés avec un système biométrique qui reconnaît les empruntes digitales de l’équipage, capteurs vidéos qui détectent le comportement inhabituels des passagers ou encore puces intégrées dans les étiquettes pour relier le passager à son bagage.

Challenges

Il reste ainsi de sacrés challenges à relever dans tous les secteurs de l’informatique embarquée. On ne serait donc pas être trop élogieux en soulignant encore la témérité de ces PME romandes telles que Tectus à Châtel-Saint-Denis, EIC2 à Genève, Locatis à Glovelier [photo : rke] ou Omniac à Crissier. Hélas, ces entreprises sont encore trop peu connues et pas assez soutenues. Alors, millionnaires ou milliardaires, sachez aussi faire profiter vos investissements vers ce genre de savoir-faire helvétique, afin que notre pays reste au diapason du progrès.
 
- A lire dans un prochain numéro d' IB-Com


© Top-News.ch le 30/08/2006 20:28:00


Archives

Impressum