 |
| Minh Quang Tran |
[ Lausanne, 13 octobre 2009, texte et photo rke ] - L’EPFL participe depuis le début de sa conception à un méga projet de mise au point d’un prototype de réacteur thermonucléaire international (ITER). Celui-ci est en construction à Cadarache (France) jusqu’au début des années 2020. L’institution vaudoise dispose d’une station expérimentale pour tester des plasmas – un gaz formé d’ions et d’électrons – dans un gigantesque tore où un courant de plus d’un million d’ampères peut circuler dans le plasma. Des études indispensables pour l’avenir de la maîtrise de cette énergie inépuisable… comme le soleil en produit.
Discrètement installés dans l’un des bâtiments bien visibles au devant du tarmac de l’EPFL, les employés du Centre de Recherches en Physique des Plasmas (CRPP) travaillent dans une salle aussi haute que large. Entourés d’écrans de PC, ces jeunes scientifiques et ingénieurs concentrés se concertent avec sérieux. De gros graphiques en 3D retiennent leur attention, car ils permettent de programmer la prochaine expérience qui fera appel à une centaine de Mégawat de puissance!
Nous sommes au cœur de la plus grosse machine à l’EPFL qui sert à étudier une source d’énergie: la fusion nucléaire. Qui pourrait penser que l’institution vaudoise renferme là dedans presque… le soleil. «Attention, on ne peut pas rentrer dans la salle du réacteur sans en avertir quelqu’un. Nous n’aimons pas abandonner un visiteur dans la zone, surtout pour des raisons électriques!», avertit Minh Quang Tran, directeur de l’établissement. «La fusion nucléaire, c’est la source d’énergie du futur quasi inépuisable, dont la mise en œuvre suscite un vaste effort de développement à l’échelle planétaire. Les chercheurs planchent sur un aspect particulièrement ardu: la stabilisation du plasma dans le réacteur», explique Jean-Pierre Bommer, journaliste et membre de la Fédération Romande pour l’Energie (FRE). Contrairement aux centrales nucléaires à fission (où les noyaux éclatent), la fusion fait fusionner deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium et le tritium. Cela fait appel à des carburants pratiquement inépuisables. Les déchets de ce procédé ne nécessitent pas un stockage géologique. De plus, il n’y a pas de réactions en chaîne. Par contre, il faut maintenir le combustible à une température de plus de 100 millions de degrés dans une enceinte sous vide où s'entrechoquent les noyaux. (...)
- Suite sur Energy.NOW le magazine de :
KBMedien
© Top-News.ch le 17/10/2009 13:17:00