MICROTECHNIQUES : la flexibilité des cellules solaires vaudoises
Souplesse dans la recherche. Lorsqu’ils parviennent en 1996 à fabriquer une cellule solaire maléable (8 x 8 cm de côté) dans les locaux de l’IMT (Institut de Microtechnique de Neuchâtel, lire SE/RTS 10/2009), Diego Fischer, alors collaborateur scientifique, oeuvrait en véritable pionnier. Sa trouvaille ? Fabriquer des cellules solaires flexibles grâce à une technique de déposition de silicium en couches minces sur un substrat plastique peu onéreux. « Concrètement, nous utilisons un processus de dépôt par plasma à haute fréquence (Very High Frequency Plasma Enhanced Chemical Vapour Deposition – VHF-PECVD) pour revêtir un substrat de nanocouches de silicium amorphe (0,3 μm). Cela offre une vitesse de dépôt 5 fois plus élevée que les processus traditionnels du genre. En comparaison aux méthodes de production de cellules cristallines, ce procédé nécessite ainsi 300 fois moins de matière première, assurant des volumes de fabrication élevés et une consommation d’énergie moindre. La température est elle aussi considérablement réduite, ce qui permet de projeter des couches sur des substrats plastiques », explique Alexandre Closset, co-fondateur et directeur. Le rouleau photovoltaïque devient alors léger, souple et facile à transporter. Il convient particulièrement bien à l’utilisation mobile de l’énergie solaire dans tous les domaines. De plus, ces nouvelles cellules en couches minces offrent de nouvelles et nombreuses possibilités d’intégration directe dans les éléments de toiture : profilés ondulés, membranes de polymère pour toit plat, etc. (...)
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© Top-News.ch le 08/02/2010 23:41:00